Le parcours de soins d’une personne ayant eu une lésion cérébrale (Accident vasculaire cérébral, traumatisme crânien…) est souvent long.
Il débute le plus souvent en urgence par une hospitalisation et par un séjour plus ou moins long en réanimation. Le pronostic vital est fréquemment mis en jeu les premiers jours.
Après la phase de réanimation, c’est la phase d’éveil. Contrairement à l’image d’un réveil soudain souvent véhiculée au cinéma, la phase d’éveil est longue. Il faut souvent beaucoup de temps avant que la personne puisse reconnaître ses proches, parler, se souvenir… Il peut y avoir nécessité d’un passage dans une unité d’éveil. Les soins de rééducation post-réanimation (SRPR) sont très importants dans cette période d’éveil de coma.
La rééducation – pour favoriser la récupération
Dès la phase de réanimation, les patients doivent bénéficier de rééducation : mobilisations par le kinésithérapeute, une installation confortable pour éviter la survenue de raideurs articulaires …
A la phase d’éveil de coma, on y associe des stimulations des sens (odorat, son, toucher…).
A la phase de rééducation proprement dite le patient, en fonction de son état de santé et des difficultés constatées, bénéficie de :
A la sortie du centre de rééducation, des soins de rééducation peuvent encore être nécessaires. Certains ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale (ergothérapie, neuropsychologie, psychologie).
Après la rééducation ou parfois de manière simultanée, une nouvelle vie démarre. Néanmoins, des difficultés demeurent et un long parcours de réadaptation reste souvent à faire pour retrouver des modalités de vie convenables (emploi, ressources, relations familiales, sociales…). La personne et son entourage ont alors aussi besoin de se faire aider par des services spécifiques.
Compensation du handicap
On considère qu’après 3 ans d’évolution, les troubles sont stabilisés et on parle alors de séquelles.
Progressivement la rééducation va devenir le lieu d’identification et de mise en œuvre de compensations des handicaps restants.
La coordination de l’ensemble de ces soins est indispensable et peut être réalisée par le médecin traitant, le médecin de Médecine Physique et Réadaptation (MPR) ou le neurologue.